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 Chroniques du voyageur inconnu

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Killerjsa
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Date d'inscription : 13/06/2011
Localisation : France

MessageSujet: Chroniques du voyageur inconnu   Mar 11 Sep - 13:49

Chroniques du voyageur inconnu

Cela faisait maintenant bien longtemps que je n’avais plus vu ma contrée, tellement longtemps que je serais incapable de la retrouver… Désormais sans passé je ne possède plus que le récit de mes voyages et aventures pour me réconforter une fois la nuit tombée. Mon nom ? Je l’ai un temps su, mais plus personne ne l’a prononcé depuis mon départ… Les gens m’appellent « l’étranger », voir « le rôdeur » chez certains peuples civilisés dont je vous conterais l’histoire dans les lignes à venir. Car oui, c’est bien du récit de mes voyages qu’il s’agit.

Dans les contrées que j’ai visitées, les gens appellent le monde « Anarion », un bien gracieux nom que notre monde ne mérite pas tous les jours ! Je suis arrivé en Anarion par bateau, enfin bateau est un bien grand mot, c’était une modeste barque à voile qui a, par la grâce de tous les Dieux de ce monde, tenu bon ! C’est ainsi qu’après un peu de marche j’eût l’occasion de rencontrer un peuple aux allures sauvages et barbares vivant dans des plaines gelées, mais dont les constructions en bois avait de quoi réveiller la flamme du plus blazé des menuisiers. Des murs immenses barraient l’entrée de leur capitale au centre de laquelle trônait un immense donjon auquel était adossé un élégant Temple. Ces gens-là, des rustres avec très peu de manières, étaient appelés les Skaahnors. Au-delà de leurs apparences et attitudes que d’autres peuples qualifiaient sans rougir de « sauvages », ils avaient développés une société dans laquelle le partage et le respect de ses pairs était des principes inviolables. Ainsi, le Haut-Roi Gloryel était loin de l’image habituelle du Roi loin de la réalité du monde, hautain et arrogant. Il était le créateur de cette hiérarchie « plate » dans laquelle chacun avait une place d’importance et où tout un chacun avait son mot à dire. Cette manière de fonctionner encourageait la créativité, permettait une grande flexibilité dans les actions et un partage naturel entre les Skaähnors, mais engendrait aussi un manque d’organisation et une faible propension au commerce. C’était un choix de société que ces hommes du froid assumaient et vivaient avec bonheur.
Ils aimaient beaucoup se battre, ils considéraient que cela rendait hommage à leur Dieu de l’orage et qu’après tout c’était un divertissement tout à fait acceptable. C’était d’autant plus vrai qu’ils avaient, comme tous les autres grands peuples d’Anarion, découvert une magie permettant de ramener les morts à la vie tant que le corps n’avait pas dépéri et que l’âme vivait encore.

C’est en suivant à distance ces hommes partir en razia dans un désert dompté par un peuple que je n’allais rencontrer que plus tard, que je fis la rencontre d’hommes pâles en armures. Ces hommes se donnaient volontiers le titre de « paladins », et à les écouter ils vénéraient la « Lumière sombre ». Un oxymore qui pris son sens lorsque l’un d’eux, s’apercevant de mon air sceptique, me dit :
« Etranger, sans Lumière il n’y pas d’Ombre. » Ces protecteurs d’une Lumière tout à fait à part désiraient en fait créer l’Ombre. Ce concept tout à fait subtil mais passionnant me poussa à suivre ces hommes lorsqu’ils eurent finit leur violente besogne. Ils portaient l’élégant nom « d’Embroses » et étaient dirigés par un Roi, le Roi Floyd. Les principes de ces hommes étaient bien moins nobles que je ne l’avais espéré en tentant de comprendre leur foi, ils désiraient dominer, asservir et convertir quel qu’en soit le prix. C’est ainsi que leur peuple, qui d’après leurs dires avait connu des heures de gloire tout comme de très sombres heures, vouait une confiance absolue en son Roi et lui obéissait tant qu’il ne s’écartait pas de leurs principes. La ville que j’ai eût l’occasion de visiter était époustouflante, de magnifiques maisons bordaient les rues, et plus haut sur une butte se tenait une cathédrale que seul un peuple organisé et inventif pouvait bâtir. Leur modèle de société avait pour qualité de permettre une grande organisation et d’allouer des moyens conséquents dans de grandioses projets ou de terribles batailles. En revanche, d’après les dires des habitants de la ville, lorsque le Roi s’en va méditer ou pèleriner, la vie semble s’arrêter et les instincts animaux semblent reprendre le dessus. C’est ainsi que ce peuple dépend beaucoup de son dirigeant, et a connu par leur grâce et par leur faute des hauts et des bas.
En discutant avec un Embrose encapuchonné dont je n’apercevais pas les yeux j’entendis pour la première fois parler d’un certain « Pharaon » et de son peuple, « Ahmosis ». C’est en écoutant l’homme en capuche me conter l’histoire de son peuple que je compris que j’avais à faire aux ennemis les plus héréditaires qui soient. L’Embrose en vint à parler de celui qu’il voulait voir mourir, le Pharaon Ahmenosis II. C’est en répétant bêtement le nom de ce souverain ennemi des Embroses, que je parvins à m’attirer quelques ennuis… Je vis deux lueurs rouges apparaitre sous la capuche de mon mystérieux interlocuteur qui n’avait guère apprécié m’entendre répéter ce nom. Dans un mouvement de recul, j’aperçu ses yeux rougeoyant amplis d’une haine profonde. Je fis aussitôt volte-face et tenta de m’éloigner de cet être qu’un démon devait posséder. Il apparut soudainement devant moi. J’eût bien du mal à contenir ma vessie tant la terreur me tenaillait les entrailles… Ce démon allait faire de moi, un simple voyageur dont personne ne se soucierait, son repas. Il se contenta de reprendre la parole avec un sourire malsain :
« De quoi as-tu peur étranger ? Je ne vais pas te manger tu sais. Du moins pas d’un seul coup. » A cette blague de mauvais goût je ne parvins qu’à opposer un regard terrifié et des genoux tremblants.

Soudain, plusieurs hommes au teint hâlé et aux yeux en amande élégamment entourés d’un trait noir apparurent des recoins sombres de la ville Embrose. L’homme qui les menait prit la parole avec un sourire ironique :
« Alors Mystic, on fait peur aux voyageurs ? ». L’Embrose encapuchonné harangua : « Vous allez regretter d’avoir mis les pieds dans notre ville chiens d’Ahmôses ! Guerriers Embroses ! Les Ahmôses attaquent ! » Il sortit une lame de son dos et allait s’en prendre au meneur Ahmôse lorsqu’il fut assommé par l’un des combattants au teint hâlé. Le meneur de la bande déclara : « Pour la rapine c’est cuit pour aujourd’hui toute la garde Embrose va nous tomber dessus, mais au moins nous aurons œuvrés pour la Lumière en sauvant cet homme. Nous rentrons à Khepera messieurs, et que ça saute ! ». Les suivants bien volontiers je me sentis obligé de conter la raison de ma présence ici. Ils se contentèrent de me houspiller et de me traiter d’inconscient. Néanmoins, une fois que nous atteignirent un désert qui semblait avoir été dompté, le meneur se tourna vers moi, et déclara avec un sourire sincère : « Bienvenue dans les Terres Eternelles, gouvernées par notre Pharaon Ahmenosis II. Vous êtes en sécurité ici. »
C’est ainsi que je passai plusieurs jours dans une ville où de nombreux édifices étaient en construction, principalement des Temples dont le nombre était impressionnant et dont la taille variait du simple au double. Au milieu de cette ville avait été bâti un grand et élégant bâtiment. A l’est de ce bâtiment avait été bâti un tombeau qui, lorsque le ciel était bleu, ressemblait étrangement à un escalier menant vers les cieux. C’est en discutant avec les habitants de cette ville naissante dont l’accouchement semblait par endroit encore difficile, que je pu comprendre le fonctionnement de ce peuple. D’après leurs dires les Pharaons dirigent le peuple Ahmôse pour les mener vers l’éternité et la Lumière. C’est ainsi qu’ils ont une confiance totale en leur souverain, confiance allant parfois jusqu’au zèle. Ce modèle de société permet à ce peuple d’être unis et de connaitre une paix civile que je n’avais constaté nulle part ailleurs. Cela leur permettait de consacrer leurs efforts sur les ennemis extérieurs, de plus, tout comme les Embroses, ils semblent être capables d’une grande organisation et d’un haut degré de civilisation. Néanmoins, ce modèle limite la créativité et l’initiative individuelle. Ainsi, certains prétendent que le Pharaon est le garant de « La Règle d’Isimêt », règle qui permettrait aux hommes de cohabiter et d’évoluer. Lorsqu’il n’est pas en mesure de gouverner, notamment lors des nombreuses périodes de fêtes religieuses que ce peuple a, il se dit que le gouvernement peine à maintenir la Règle d’Isimêt, la paresse et l’égoïsme deviendraient alors de mise...

Après à peine deux jours sur place les gens se mirent à me regarder d’un mauvais œil, et c’est ainsi que pour la première fois je fus qualifié de « rôdeur ». Les gens voyaient en moi un vulgaire bandit en quête d’un larcin discret à commettre. Il n’en était rien mais il n’en fallu pas plus pour qu’après quelques jours deux gardes m’expulsent de la ville. Fort heureusement je parvins à rejoindre une caravane marchande, en échange de quelques As, la monnaie de ces contrées, se dirigeant vers un pays du nom « d’Irilis ». En deux jours nous parvinrent à leur ville. Elle n’avait rien d’impressionnant, mais à vrai dire ce qui devait l’être n’étais pas sur terre mais bien sous terre et sous les Océans. Ce peuple aux allures marginales et pauvre semblant sauvage à première vue, était en réalité un peuple cosmopolite diablement ingénieux qui trompait ses ennemis en faisant croire à un sous-développement et une faiblesse latente, alors qu’il n’en était rien, loin de là. Leur réseau souterrain et leur cité était en construction, mais il n’était pas difficile d’imaginer la merveille qui se bâtissait là, sous nos pieds. Ce peuple était un peuple Cosmopolite, il y avait d’anciens Ahmôses, Embroses et Skaahnors, dirigés par un certain « Angedelafaim » dont le pouvoir ne dépassait pas celui de ses conseillers. C’était une sorte de Triumvirat auquel chacun pouvait adresser ses doléances et ses requêtes sincères sans avoir à faire de manières et de courbettes, comme cela est de mise chez les Embroses et les Ahmôses où la hiérarchie est verticale. A vrai dire cette société fonctionnait un peu comme les Skaähnors, le côté « barbare » en moins. Cela donnait un peuple naturellement partageur et solidaire, mais peu discipliné et quelque peu recroquevillé sur lui-même. Alors que l’Alliance entre les Skaähnor et les Embroses sautait aux yeux, j’ai été surpris d’entendre que ce peuple était allié aux Ahmôses. Ne portant pas au cœur de leur société la même volonté d’imposer la « Lumière », ils désiraient vivre paisiblement et ne combattre que lorsqu’il le fallait pour leur propre sécurité. C’est ainsi que je vis un groupe d’Iriléens partir à contre cœur aider leur allié Ahmôse victime d’une nouvelle série de razzias de la part de ce qui était appelé la « Coalition ». Ils le faisaient car ils avaient besoin de cette Alliance pour survivre. Néanmoins, on sentait en ce peuple le désir d’être différent et d’être au-dessus de ce conflit opposant la Lumière et la civilisation à l’Ombre et la sauvagerie. Malheureusement pour eux, il était certain que face à la Coalition ce peuple seul n’avait aucune chance et disparaitrait en peu de temps…

Cette description grossière du conflit ne permet pas de le comprendre. Cette opposition du « bien » et du « mal » est très subjective. Chaque peuple pense être en son bon droit et défendre ce qu’il estime être le « bien », à chacun de se convaincre du bien-fondé des valeurs de son peuple. De plus opposer la civilisation à la sauvagerie est très grossier, car en réalité les Embroses sont au moins aussi civilisés que les Ahmôses. L’ont-ils toujours été ? D’après l’histoire que m’a raconté le démon ils ont connus de sombres heures avant d’en sortir plus fort et de retourner à la civilisation par la grâce de leur Roi. En revanche les Skaähnors se revendiquent de leur culture barbare et n’en rougissent pas, tandis que les Iriléens se moquent bien de ce que l’on pense d’eux…

C’est ainsi que je termine mon voyage en Anarion. Je pense revenir dans quelques temps, il me tarde de voir les merveilles Ahmôses terminées et de retenter ma chance à Embrosia, leur cité m’ayant fait forte impression je ne doute pas qu’elle sera encore plus belle à ma prochaine visite. J’ai aussi entendu dire que les Skaähnors brassaient un nouvel alcool, qu’ils avaient appelés « Volcan » mais que les autres peuples, comprenant mal l’accent des Nordiques, avaient traduits en « vodka ». J’ai hâte de le gouter !
J’entamerais mon prochain séjour par la visite d’Irilis, qui, je l’espère, aura terminé les travaux de leur ville qui s’annonce magnifique et ingénieuse. Je suis curieux de voir comment la situation aura évoluée ! Les Embroses parviendront-ils à s’entendre éternellement avec leurs alliés barbares ? Les Iriléens trahiront-ils leur alliance ou deviendront-ils au contraire de fidèles amis des Ahmôses ?
J’espère pouvoir y répondre bientôt, lors de mon prochain voyage en Anarion.


- Le Voyageur Inconnu.

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Killerjsa,
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Gabridu671
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MessageSujet: Re: Chroniques du voyageur inconnu   Mar 11 Sep - 17:20

Je l'ai survolé et j'ai aimé lire en le survolant " Homme , histoire , Lumière " xD
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Phiiling
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MessageSujet: Re: Chroniques du voyageur inconnu   Mar 11 Sep - 18:11

Un très beau texte, Killer, comme d'habitude, et qui je pense, résume bien la situation actuelle du serveur. J'ai notamment aimé le : J’eût bien du mal à contenir ma vessie ! Mystic, faut arrêter de faire se pisser dessus les braves gens ! Un autre truc : Ils désiraient vivre paisiblement et ne combattre que lorsqu’il le fallait pour leur propre sécurité. ... ... FAUX !

Et sur ce...
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SaintNicolas
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MessageSujet: Re: Chroniques du voyageur inconnu   Mar 11 Sep - 18:12

C'est super la façon dont tu parles des ajouts du launcher, tout en restant super RP.
Ben comme d'habitude le RP lui-même est génial.
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angedelafaim
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MessageSujet: Re: Chroniques du voyageur inconnu   Mar 11 Sep - 19:00

il est vrai disons que RP on peut dire que j'ai formé des gens a la ... drogue du combat afin de survivre cependant avoir la paix ne me fait de mal :p
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MessageSujet: Re: Chroniques du voyageur inconnu   

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