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 Contes et récits d'Anarion, par Phiiling

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Saphirone
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 8 Sep - 16:02

Je crois pas Furia, Fatalis est un peu devenu le grand méchant RP responsable de la disette, des épidémies, des invasions zombies, de la famine et de la pénurie de jambon.

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SaintNicolas
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 8 Sep - 18:03

C'est surtout celui qui a détruit l'ancien Anarion et nous a obligé à nous abriter dans le nether pendant ce temps. En sortant tout était vierge !
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Saphirone
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 8 Sep - 18:59

C'est une pluie de comete enflammé qui ont réveillé les volcans et déchainait les énergies cybermagiques naturelles qui a donné un nouveau continent vierge.

Nuance.

Ce pauvre Fatalis n'a fait que vouloir conquérir le monde juste après.

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Phiiling
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 8 Sep - 21:37

J'ai envie de dire, Furia, que tu as bien fait d'inventer Fatalis, parce qu'on peut maintenant le tourner à toutes les sauces, je trouve. Par exemple, le réincarner dans le corps de l'enderdragon, rien de plus facile, un peu de magie noire, un sort bien placé et un peu de temps et hop ! un Fatalis en dradra !! De tous les dieux inventés sur le serveurs, c'est Fatalis le plus stylé selon moi, et Gana après parce que Nico et les embroses ont bien bossé leur sujet ! En tout cas, ça fait plaisir de voir que des gens continuent de lire et d'apprécier ce que j'écris. Je devrais publier un livre, je pense Very Happy ! Sur l'histoire de ce pauvre Fatalis, qui, rejeté de tous les dieux, a rejoint le côté obscur de la force...

Et sur ce...
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Saphirone
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 8 Sep - 22:59

Bah j'ai remonté un peu le temps, et si je me trompe pas originellement, il y avait DES dieux Embroses, mais pour une raison inconnu alors que Fatalis alors nommé l'épée sanglante veillait sur le peuple Embrose avec les autres dieux, a soudainement prit le pouvoir. Si je me trompe pas, sa prise de pouvoir équivaut au début d'Embrosia sur Vae victis.

Tout ça est juste une hypothese en me basant sur certains RP.

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furiabrook
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Lun 9 Sep - 10:14

En gros si mes souvenirs son bon, Fatalis a été créé pour donner un nouveau départ a Embrosia. Voici l'histoire du début d'Embrosia jusqu’à Fatalis:

_On a mis fin a Emeriss parce que la faction partais un peut en cacahuète.

_Création d'Embrosia avec Mystic, Killer et moi.

_première ville 100% Embrosia: Sylvannar axé elfique avec le respect du terrain (on adapte les batiments au terrain et pas l'inverse) résultat plutôt mitigé.

_Remaniement de la ville: style plus bois ( sol, escaliers, etc...) Création du "Haut" et "Bas" quartier.

_Nouvelle faction: besoin de monde, on c'est mis a accepter n'importe qui, excès de Jean-Kevinnisme.

_Je pète un plomb= Fini le bois et vive la ville 100% netherrack (oui oui c'est tout a fait vrais il faut que je retrouve un screenshot ou une video !)

_Création de Fatalis Ancien dieu, que les Embroses réveillent par certains rites sanglants.

Heureusement c'est du passé Wink
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Saphirone
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Lun 9 Sep - 16:39

ça fait du bien de voir que je ne fais pas que des raisonnement foireux.

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Phiiling
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 17 Nov - 20:07

Salut les gens !

Ça fait bien longtemps que je j'ai pas posté un petit truc ici, et même globalement sur le fofo. Je sais que je me connecte plus beaucoup au serv, mais Minecraft commence à me lasser. De temps en temps, je fais un petit truc en solo, mais c'est sans grande conviction. Néanmoins, je continue à écrire, et j'avais envie de vous faire part du début de mon nouveau récit. Il n'est pas entièrement fini (et même loin de là en fait, ça sera mon plus long RP et certainement le plus long de tout ce qui a pu un jour ou l'autre être posté sur le fofo). J'espère que ça vous plaira, que vous prendrez quelques minutes pour lire les petits chapitres que je posterai de temps en temps, avec de la musique. C'est un RP qui retrace l'histoire d'un ami que je connais maintenant depuis assez longtemps sur Vae Victis, que j'apprécie et que nous apprécions tous !

Yopi.

Mais pas seulement. Je ne parlerai pas que de son histoire sur le serveur, mais aussi du RP de Koshaïmas, de ses origines dans l'histoire, et de Makyuso, le personnage que j'incarne aujourd'hui. J'essayerai d'être le plus fidèle au RP de Yopi, et au RP de Vae Victis en général.

Et sur ce...
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Yopi
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Lun 18 Nov - 17:27

Merci Phii pour cet honneur que tu me fais ! Very Happy
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Phiiling
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Mer 20 Nov - 18:53

Aujourd'hui encore, son nom retentit dans nos esprits comme étant l'un des plus grands personnages de l'Histoire d'Anarion. Shino Kotsukete. Hekaptah. Thorin. Tous ces noms qu'il hérita des rois, des dieux et des légendes. Mais celui que l'on retint lui fut attribué par une simple paysanne : Yopi, dit le brave. L'un des plus grands bâtisseurs de notre époque, dont je vais aujourd'hui vous conter l'histoire.

http://www.youtube.com/watch?v=S9SF4_Enp8A : Two Steps From Hell - Infinite Legends
Faites-vous plaisir, écoutez quelque chose que vous aimez pendant que vous lisez !
_________________

CHAPITRE I : La Gloire de Koshaïmas

   "Notre histoire débute il y a fort longtemps, ici même, aux abords du long et fertile fleuve Hî-Jung. Partout dans notre vaste monde, voyageurs et nomades venaient s'y abreuver, si bien qu'un beau jour une communauté de pacifiques paysans vint s'y installer. Puis très vite, commerçants et artisans virent à leur tour s'installer et coloniser les rives du fleuve. Ce petit peuple prospéra, et récoltes furent abondantes.
   Mais un jour, les Mashukuo, un peuple sanguinaire au savoir très avancé, choisirent de s'établir à leur tour sur les rives du fleuve. Les paysans furent rapidement envahis, et ne purent résister aux assauts, eux qui n'avaient jamais combattu de leur vie. Les Mashukuo leur laissèrent la vie sauve, mais en échange, les paysans devraient chaque mois leur verser un lourd tribu en ressources et en riz. Ceux qui refusèrent ou qui n'avaient pas fait une récolte suffisante, furent exécutés sur le champ. Les Mashukuo soumirent les habitants du fleuve à leur doctrine barbare, le Hujaïo, pour inculquer aux enfants la discipline Mashukuo, et qu'à l'avenir ces paysans les considèrent comme des dieux et non comme des démons.

   Vingt ans plus tard, Sane Kotsukete, le fils d'un de ces paysans, refusa le Hujaïo et fuit son village, pourchassé par les tyrans. Seul, il se dirigea vers la capitale, une immense cité que les Mashukuo avaient construit grâce à leur grand savoir. Là-bas, Sane Kotsukete déroba au roi des Mashukuo une pierre, la pierre d'Akusa. On raconte que cet objet magique conférait un pouvoir d'invisibilité à son porteur, selon sa volonté. Alors Sane revint dans son village natal, et libéra les paysans de l'emprise des Mashukuo, assassinant les barbares un par un. Des hommes, tout au long du fleuve, se joignirent à la cause du Libérateur, et ensemble, ils libérèrent grâce aux armes Mashukuo les villages voisins, puis la totalité des rives de l'Hî-Jung. Sane Kotsukete leva une véritable armée, et marcha avec elle sur la capitale, toujours en possession de la pierre. Suite à une bataille historique, il arriva finalement au palais, où il laissa la vie au roi, prouvant sa clémence et son honneur au peuple. En échange, le roi remis à Sane Kotsukete l'intégralité de son savoir, qui demeure encore aujourd'hui enfoui au plus profond du temps.

   Sane Kotsukete est le fondateur de notre nation, Koshaïmas. Il devint le premier Grand Senseï de l'Histoire, et fonda Yakusa, en l'honneur du dieu qui lui offrit la victoire."

   Le gong retentit bruyamment, et résonna partout dans l'immense pagode. Shino, surpris, fut tiré de sa torpeur. À peine Pei Ling, son professeur d'Histoire, avait-il commencé à ressasser l'histoire de sa glorieuse nation, que le jeune garçon s'était assoupi. Et c'était bien normal. Shino Kotsukete était le fils de Tenzu Kotsukete, le Grand Senseï de Koshaïmas, qui chaque soir avant de s'endormir, lui racontait inlassablement les exploits de ses ancêtres.

   Pei Ling, face à lui, se releva douloureusement. Le vieil homme n'avait plus la souplesse de ses jeunes années, et s’asseoir en tailleur devenait pour lui un véritable calvaire. Néanmoins, sa sagesse avait grandi avec l'âge, et il était aujourd'hui l'un des plus grands érudits de Yakusa.
Très bien, déclara-t-il calmement face aux jeunes koshaïmas. Le cours est terminé. Vous pouvez partir... Qu'Akusa veille sur vous.
   Shino ne se fit pas attendre. Il se releva d'un bond, et sortit en courant de la pagode pour débouler au milieu de l'immense Yakusa. Cela faisait dix ans qu'il était né ici, et pourtant il ne se lassait jamais de la beauté de cette ville dont il connaissait tous les moindres recoins.

   Yakusa était splendide, et ses habitants vivaient heureux. La cité, entourée d'un immense rempart de pierre et de métal, n'avait jamais eu à essuyer quelque assaut depuis sa fondation. Elle demeurait intouchable et prospère depuis désormais quatre cents ans, et Shino, il le savait, en serait un jour à son tour le Grand Senseï.
   Le jeune garçon courrait au milieu de l'immense voie en gravier, entourée de hautes demeures dont les toits en pierre noire reflétaient un Soleil éblouissant. Çà et là, des bassins entourés de bambous et d'arbres finement sculptés témoignaient de la gloire de Koshaïmas. Les citoyens qu'il croisait le reconnaissaient et le saluaient respectueusement, et Shino en retour, faisait un signe de la tête à ces gens qu'il avait rencontré pour la plupart durant les réunions données par son père, ou lors de ses excursions en ville. Shino aimait sa cité, ses habitants, ses traditions, et rêvait d'à son tour devenir le maître d'une nation à la culture si florissante.

   En sueur, le jeune koshaïmas arriva finalement au palais, l'édifice le plus impressionnant de la cité, que de nombreuses sculptures et étendards surmontaient. C'était sa demeure, à lui, à sa famille, et aux nobles de la cité. Aujourd'hui, le garçon s'y rendait pour retrouver son maître au maniement du katana. Et Shino, bien plus que tout ce que Pei Ling pourrait un jour lui raconter, aimait cet art et était impatient de retrouver son maître : le samouraï Makyuso.

  Sans hésiter, il passa l'immense porte principale légèrement entrouverte pour se retrouver dans la salle du trône. Ses yeux mirent quelques secondes avant de s'adapter à l'obscurité de la salle, faiblement éclairée par quelques torches. Puis une voix grave au fond de la pièce l'interpella :
Ah, Shino ! Viens ici, mon garçon.
   À quelques mètres de lui, son père, Tenzu Kotsukete, semblait s’apprêter à partir. De nombreux conseillers et autres intendants l’entouraient, équipés et discutant des derniers préparatifs. Son père, tournant le dos au trône, devait dépasser tous ses hommes d'au moins une dizaine de centimètres tant il était imposant. Shino ressemblait beaucoup à son père : de longs cheveux brun retombant au niveau des épaules, le tient pâle et les yeux marrons ; tout cela était la marque de fabrique des Kotsukete. Et tout comme son père, Shino était grand et énergique pour son jeune âge. Mais le garçon héritait également de la sagesse et, disait-on, des mains de sa mère, Nade Kotsukete.

   Shino s'avança alors vers les conseillers, traversant la salle du trône de part en part. Une salle immense, au sol pavé de pierre froide, et dont de grandes poutres en bois sculptés soutenaient le plancher de l'étage supérieur.
   Face à lui, les conseillers murmuraient entre eux quelques mots au sujet du jeune garçon, mais Tenzu les fit taire et s'avança à son tour vers son fils. Il s'accroupit à sa hauteur, et d'une voix assurée, prononça quelques mots :
Écoute-moi bien, Shino. Je vais devoir m'absenter pour quelques jours, et...
Encore ? le coupa le garçon. Mais tu n'es presque jamais là la plupart du temps et...
Je sais, répondit calmement le Grand Senseï. Mais je te promet qu'à mon retour, je ferai ce que tu voudras avec toi !
   Shino ne semblait pas convaincu. Son père bougeait tout le temps, et il ne l'avait jamais vu rester plus d'une semaine entière à Yakusa sans partir de la ville pour régler il-ne-savait-quoi.
   Voyant que son fils ne semblait pas plus emballé, Tenzu repris :
Shino... Est-ce que tu pourras dire à ta mère que le pouvoir lui revient en mon absence ? La sécurité de la cité en dépend, et je n'ai pas eu le temps de le lui dire... Tu pourras faire ça pour moi ?
   Le garçon était toujours aussi déçu de savoir que son père partait une fois de plus, et il préféra détourner le regard sans rien répondre. Soudain à travers les conseillers, Shino aperçut Makyuso, son maître d'arme, avec qui il était censé apprendre le katana. Il se tourna vers son père, et scanda :
Makyuso part aussi ?
   Ce n'était pas le genre de réponse que son père attendait. Mais soudain le samouraï s'approcha, le katana à la ceinture. Face à Tenzu, Makyuso était petit, et semblait maigre, presque chétif. Pourtant il s'agissait bien là du plus puissant guerrier du pays, un homme qui avait gagné sa place auprès du Senseï par le travail et la persévérance. Il avait les cheveux courts, une barbe naissante, et portait un habit léger de tissu noir. Il prit la parole, sauvant Tenzu qui ne savait quoi répondre à son fils.
Je vais devoir partir, expliqua-t-il en se rapprochant. Un de mes amis a récemment perdu son fils, et j'accompagne ton père vers le Sud pour lui rendre visite. Il faudra attendre pour ton cours d'escrime, jeune homme !
   Le bretteur passa la main dans les cheveux du garçon, qui effaça son expression renfrognée de son visage. Tous les deux s'entendaient très bien, et Shino s'était souvent rendu chez Makyuso pour y apprendre à manier les armes, sans l'autorisation de son père ou des professeurs. Aujourd'hui Makyuso devait connaître Shino presque aussi bien que Tenzu, ce qui ne plaisait guère au Senseï.
   Toujours accroupi face à son fils, Tenzu lança un regard noir au samouraï, qui retira vite sa main de la tignasse du garçon, avant de regarder Shino droit dans les yeux. Tout en se relevant, il rappela son ordre à Shino.
Va voir ta mère, dis-lui que je m'en vais et qu'elle devra gérer la ville avec les autres conseillers. N'oublie pas !
J'y vais, j'y vais, souffla insolemment Shino.

   Sous les yeux des conseillers amusés, Shino courut vers l'escalier le plus proche, quelques mètres à droite du trône. Tenzu s'empressa de rappeler ses hommes à l'ordre, ordonnant à la troupe d'aller aux écuries chercher les montures pour le voyage. Les hommes se mirent en rang, et ils sortirent de la pièce, faisant résonner leurs pas sur le sol de pierre.

   Shino connaissait le palais comme sa poche, mieux encore que le reste de la ville. Il n'avait pas pour habitude de rester enfermé sans rien faire, et courir partout était son activité favorite. Néanmoins, c'était un garçon très éveillé pour son âge, et il tenait cela de sa mère, la belle Nade Kotsukete.
   Après avoir couru partout à travers le palais, Shino arriva finalement à la pièce où il était certain de retrouver sa mère. C'était une petite salle, tout en haut du palais. À travers la fenêtre, on pouvait voir la ville décliner avec le Soleil rouge du soir, et Nade aimait rester ici lire les récits et les contes des anciens. Contrairement à son mari, elle aimait la douce chaleur du foyer, et sortait très peu à l'extérieur de la ville. Elle regardait par la fenêtre, tournant le dos à son fils qui venait de faire irruption dans la salle. Shino s'apprêtait à prendre la parole pour signaler son arrivée, mais sa mère le devança.
Je sais, dit-elle d'une voix douce, en retournant vers lui. Tenzu est encore parti. Il ne tient pas en place, celui-là. Il est comme toi, Shino.
   D'une démarche svelte et assurée, elle s'avança vers son enfant. Elle était vêtue d'une longue tenue de tissu rouge et blanc, mettant sa prestance en avant. Nade était une très jolie femme, fine et noble. Jamais Shino ne l'avait vu s'énerver, malgré tout le tort qu'avait pu lui causer son mari.
   Baignée de la lumière du crépuscule, elle s'avançait vers Shino.
Je ne sais si un jour je m'habituerai aux humeurs de Tenzu, dit-elle. J'ai l'impression que la ville m'appartient plus qu'à lui. Enfin, si c'est son choix, il faudra bien.
   Puis elle s'agenouilla face à son fils, et le regarda droit dans les yeux. Ils lui faisaient penser à ceux de Tenzu. Soudain, son regard se durcit.
Tu es tout sale, Shino ! Où es-tu encore allé ? Je parie que tu es encore allé courir partout en ville ! Allez file, c'est bientôt l'heure de dîner, tu prendras ton bain plus tard !
   Shino était affamé ! Il se retourna en courant vers les escaliers qu'il venait de gravir avec autant de vigueur que s'il n'avait pas couru de la journée. Nade se releva, à la fois exaspérée et amusée. Elle jeta une dernière fois son regard vers une Yakusa baignée par la lumière du Soleil couchant.

   Elle aussi, elle aimait cette ville, et ferait tout pour la protéger.

_________________
Voilà, c'était le premier chapitre d'une longue série de chapitres. Pour le moment, il se passe pas grand chose, mais ça ne tardera pas. Si vous repérez des fautes, déjà vous êtes très fort, et aussi signalez-les pour que je les corrige. J'espère que ça vous plait (à ceux qui ont lu !).

Et sur ce...
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Phiiling
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Dim 1 Déc - 23:31

Proposition de musique (ça n'a rien à voir avec le RP, c'est juste que j'aime bien ça et je le joue à la batterie en ce moment ^^) :
http://www.youtube.com/watch?v=SBjQ9tuuTJQ : Foo Fighters - The Pretender
Faites-vous plaisir, écoutez quelque chose que vous aimez pendant que vous lisez !
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CHAPITRE II : Le Trône de Shino

   Nade haletait. La fumée l'étouffait. Cependant, rien ne semblait pouvoir arrêter cette femme qui cherchait désespérément son fils, criant son nom partout dans le palais. Elle gravissait les escaliers, quatre à quatre, courant dans les couloirs, bousculant les personnes désemparées encore à l'intérieur. Elle tombait et se relevait, hurlant le nom de son fils à en perdre la voix. Mais Shino demeurait introuvable.
   Le jeune koshaïmas était retourné là où il avait vu sa mère, il y a deux jours, pour lui annoncer le départ de son père Tenzu. C'était la nuit, une nuit sans lune où pourtant le visage larmoyant de Shino était éclairé... Par les flammes qui rongeaient la ville. Là, juste derrière la fenêtre, à plusieurs dizaines de mètres en dessous, Yakusa vivait sa fin. Au beau milieu de la nuit, la cité avait été réveillée par une immense déflagration, qui fit voler la muraille en éclat. Et, à travers la brèche encore incandescente, une horde de barbares assoiffés de sang s'était faufilée pour attaquer la cité, torches et épées à la main. Lorsque l'alerte fut enfin donnée, il était trop tard : les barbares avaient commencé à incendier un quartier, tuant sur leur passage les hommes, les femmes et les enfants d'une Yakusa encore endormie.

   Un peu plus tôt, un jeune soldat avait couru jusqu'au palais le plus vite possible pour se présenter aux Seijakus : il avait dit que personne, sur la muraille, n'avait rien remarqué, et que la horde s'était comme matérialisée, silencieusement, juste devant les remparts, et que la muraille avait explosé d'un coup ! Certains disaient avoir vu un homme utiliser la magie dans les rangs des barbares, et que toutes les torches s'étaient allumées au moment où la muraille avait explosé.
   Kiaryo Matsuki, le Seijaku suprême des armées de Koshaïmas, était parti réveiller Nade Kotsukete lui-même, la prévenir de l'attaque afin d'organiser la défense. Tenzu était parti il y a deux jours et n'étant toujours pas rentré, Nade avait par conséquent le pouvoir à Yakusa. Et ça serait à elle de savoir quoi faire contre cette horde sauvage, qui réduisait Yakusa à feu et à sang. Mais lorsqu'il arriva enfin à la chambre de la dirigeante, Kiaryo ne la trouva pas.

   Le bruit avait déjà réveillé Nade, quelques minutes plus tôt, et lorsqu'à travers les barreaux de bambou du palais elle avait vu ce qu'était devenue Yakusa, elle sut déjà que la ville était perdue. Les barbares sauvages semblaient invincibles, ne laissant aucune opportunité de fuite aux habitants. Nade savait qu'elle ne pourrait s'enfuir, car le palais, situé un peu en hauteur au centre de la cité, était entouré des hordes de guerriers sanguinaires, tuant tous ceux qui tentaient de s'échapper en courant vers les portes.
   Désemparée par ce qu'elle voyait, par les flammes sur les toits luisants de Yakusa, par l'odeur de chair brûlée qui lui donnait la nausée, et par les hurlements de douleurs des citoyens impuissants, Nade, pourtant toujours haute et digne, commença à sangloter, se recroquevillant sur elle-même, dos contre le mur. Tenzu, son mari, n'était toujours pas rentré. La mort était aux portes, et déjà Nade entendait le bruit sourd des coups contre le bois résonner jusqu'au plus profond de son âme. Pour la première fois, le désespoir avait empreint son cœur.

   "Shino !". Elle avait levé la tête en pensant à son fils. C'était un espoir ! Son dernier espoir.

   Alors Nade, serrant le pendentif qu'elle portait autour du cou, se leva tant bien que mal, tournant le dos à la chute de Yakusa pour marcher en direction de la porte. La fumée avait commencé à atteindre le palais, mais Nade, au lieu de ralentir, commença de courir, oubliant la douleur et s'égosillant en criant le nom de son enfant partout dans les couloirs.
   Elle chercha Shino durant plusieurs minutes qui lui parurent une éternité, avant d'enfin le trouver là où il était venu la voir, deux jours plus tôt. Seules les flammes de Yakusa éclairaient la salle, toujours aussi ordonnée et calme. Le petit Shino, debout face à la fenêtre, regardait en contre-bas, assistant sans comprendre à ce carnage qui semblaient n'être qu'un mauvais rêve. Nade traversa rapidement la salle, sanglotant en entendant les cris des habitants égorgés à l'extérieur. Et lorsqu'elle ne fut qu'à deux pas de son fils, il se tourna vers elle. Il ne pleurait pas. Mais ses yeux, qui d'habitude brillaient d'une lueur malicieuse, étaient aujourd'hui éteints. Il leva la tête en direction de sa mère, sans parler. Sans un bruit. Elle s'approcha. S'agenouilla. L'enlaça. Et lui saisit la main. Ils s'enfuirent alors ensemble, le plus vite possible, vers la sortie.

   Les deux derniers Kotsukete descendirent les étages, courant le plus vite qu'ils purent, avant d'arriver dans la pièce où les dernières forces de Yakusa s'étaient rassemblées. Kiaryo était là, et vint à la rencontre de Nade d'un pas décidé.
   - La ville... est perdue, déclara-t-il simplement.
   Shino voyait là tous ceux qu'ils connaissait : ses amis, les Seijakus, les soldats qu'il avait rencontré... Même le vieux Pei Ling était là, debout, attendant la mort de pied ferme. Tous dans la salle savaient que leur destin était fixé, car la porte ne résisterait pas longtemps aux coups des barbares. Seulement pour Shino, le destin en serait autrement.
   Nade murmura quelques mots à Kiaryo, et celui-ci se courba révérencieusement avant d'aller voir, un par un, les derniers survivants qui jetèrent alors un œil curieux sur le jeune Kotsukete et sa mère. Nade, qui serrait toujours la main de son fils, l'attira vers le Trône. Shino connaissait bien cet immense masse de pierre taillée, ornée de reliefs détaillés. Il ignorait pourquoi sa mère l'amenait là, et n'en avait de toute façon plus rien à faire, car il avait alors lui aussi abandonné tout espoir.

   Nade lâcha alors la main de Shino. Elle jeta un œil vers les hommes, dans la salle, constatant qu'ils avaient tous tourné la tête vers la porte. Alors, elle saisit le pendentif attaché autour de son cou, et l'inséra dans un étrange relief sur le dossier du Trône. Soudain sous les yeux de Shino, le trône, cette immense masse de pierre qu'il pensait inébranlable, se déplaça pourtant, reculant vers le mur de pierre au fond de la salle, laissant place à un angoissant trou. Shino fut si impressionné par le mécanisme qu'il en oublia presque son chagrin, retrouvant une lueur au fond de ses yeux. Mais lorsqu'il vit l'expression de sa mère, il comprit. Il allait devoir descendre.
   Le trou béant que recouvrait le trône descendait semblait descendre vers d'anciennes catacombes, dont ressortait une odeur putride. Le passage était trop étroit pour un homme, mais pour un enfant, il devait être possible d'y descendre grâce aux anciens barreaux rouillés qui servaient d'échelle. Nade se pencha vers Shino, lui tendant le pendentif.
    - Prend-le, murmura-t-elle d'une voix tremblante.
   Une larme perla sur la joue du jeune garçon.
   - Maman... Je ne veux pas y aller ! J'ai peur... Qu'est-ce qui se passe ?
   Nade sanglorait de plus belle.
   - Shino, lui-dit elle. Shino, tu dois descendre ! La porte va céder, et si tu ne descend pas, personne ne s'en sortira ! Tu es celui qui doit survivre, tu le sais. Tu es... Shino Kotsukete ! N'oublie jamais ton nom.

   Elle enfila le pendentif doré autour du cou de son fils, et ils se serrèrent dans une ultime étreinte, pleurant toutes les larmes de leur corps. Soudain, les coups contre la porte s'arrêtèrent. Ils tournèrent la tête, croyant que les barbares partaient, mais Kiaryo avait compris. Le magicien ennemi préparait un sort pour détruire la porte, et les hommes s'étaient éloignés pour éviter la déflagration. Il ordonna à tout le monde de se tenir sur ses gardes : pour lui, il n'était pas question de mourir sans se battre.
   Nade lâcha alors son fils, l'ordonnant de descendre au plus vite. Déjà le mécanisme se refermait, déplaçant le trône pour reboucher le trou où Shino eut juste le temps de se faufiler. Les vieux barreaux rouillés lui faisaient mal aux doigts, et aucune lumière ne semblait émaner des profondeurs. Lorsqu'il leva la tête, il vit sa mère, marcher dignement vers la porte, avant de se retrouver dans le noir.

   Devant elle, la porte vola en éclat, sous la puissance de feu du magicien adverse. Nade vit alors déferler sur les derniers habitants la horde sauvage de ces hommes dont ils ne connaissaient rien. Des hommes animés par une seule pensée : la destruction. Et face à eux, tous moururent.

   Tous... Sauf Shino.

_________________
Ça, c'était le deuxième chapitre. C'est encore très loin d'être fini, là ! J'espère que ça vous plait, désolé si j'ai mis un peu de temps à le poster. En plus, j'ai écris tout ça ce soir, vite fait, et j'ai pas vraiment réfléchi à une musique. Mais vous inquiétez pas, tout a déjà été prévu... Muhahahahaha... haha... ha.
N'oubliez pas de signaler les fautes :p Je donne des bons points pour ceux qui en voient !

Et sur ce...
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Verdigris
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   Lun 2 Déc - 21:06

Je trouve ce que tu fais vraiment sympa et tu m'apprends beaucoup de chose, le roman étant mon gros point faible Smile
Comme on dit : SWEET !
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MessageSujet: Re: Contes et récits d'Anarion, par Phiiling   

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